Et bien voilà une première vidéo pour Coffin Rock.. et j'ai nommé la main coupable pour tirer au sort le gagnant du concours que j'ai organisé et
dont le thème devait revisiter la légende des poules-cloches etc de pâques qui emmènent les chocolats aux petits enfants...
J'ai eu plusieurs participant-e-s, plusieurs histoires..
Finalement, j'ai eu un coup de coeur (oui, oui, j'en vole de temps à autres sur quelques cadavres pour me targuer d'en avoir...) pour l'histoire de
Saedroth qui remporte donc un paquet de chocolats de la mort :
Et le second gagnant est le chéri d'une zombifiée de Coffin Rock, fidèle à mes horreurs et adepte de mes angoissantes créations.. C'est entre autre
grâce à elle que j'ai fabriqué les affreux chocolats de Pâques et du coup, le hasard est plutôt bien tombé puisque c'est l'horrible histoire de son chéri qui a été désignée par la main coupable
lors d'un tirage au sort sous les yeux (ou plutôt à l'intérieur du crâne) de Harold toujours fidèle second de Coffin Rock !
Il remporte donc le second lot de chocolats mortellement bons !
Merci en tout cas à tou-te-s les participant-e-s et à bientôt pour de nouvelles horribles idées bien gluantes !
Et en vidéo l'incroyable et épouvantable tirage au sort :
Bien entendu, pour ceux et celles qui souhaiteraient tout de même gouster à ces délicieux chocolats, il y a toujours des paquets de 100 grammes de
têtes de mort disponibles dans ma boOotik.. juste ici
En attendant, TOU-TE-S les participant-e-s vont recevoir un bon de réduction de 13% à valoir sur toute la boOotik.. et oui...
Je n'attend plus que l'accord d'un des deux gagnant pour mettre son histoire en ligne !
Et je vous présente l'horrible légende de Pâque de Morgan Des Bruyères Sauvages (le chéri d'Aline) :
" Il y a bien longtemps, bien avant l’existence de la fête de pâque et de ses chocolats, vivait une vilaine et méchante sorcière qui s’appelait
Pâquédships. Elle avait un nez si grand qu’il ferait rougir un acteur de film hard italien. Ce nez immense lui enlevait toute crédibilité en tant que sorcière cruelle, tellement les gens se
moquaient d’elle. Partout où elle sortait elle devenait la risée et l’attraction monstrueuse du coin. Ce qui l’emplissait de plus en plus de haine envers ces gens si normalement
constitués.
« Mon nez semble tellement les intéresser que je devrais peut-être m’en servir pour les violer et déflorer leurs enfants ! » se
disait-elle. Mais elle jugea cette idée trop saugrenue pour une vieille dame, si maléfique soit elle.
Elle décida donc de maudire la période de l’année à laquelle elle venue au monde avec cette horrible protubérance nasale.
« Mieux vaut nasale qu’anal… » Songe-t-elle dans un sourire de dents jaunis par la soupe de testicules de lièvre
frit, plat dont elle raffole.
Le plan était simple mais diablement efficace : elle créa une potion mortelle qu’elle injecterait dans des œufs de lézards afin de les jeter
sur les villes et villages de la région. C’était parfait. Enfin presque. Le jour venu, elle envoya des hordes de chauves-souris s’occuper du largage des œufs remplis du poison nauséabond et
mortel. Tendant l’oreille pour se délecter du cri des habitants et des suffocations de leurs enfants, une toute autre mélodie arriva : des cris oui, mais des cris de joie, des rires…
« DES RIRES !!! C’est impossible ! Ils devraient être en train de se tordre de douleurs dans leur vomi, d’hurler la bave aux lèvres
devant leurs parents hébétés ! » Hurla-t-elle.
C’est en relisant sa recette de poison immonde qu’elle comprit. Elle s’était trompée dans la recette ! D’un seul et bête ingrédient : le
lait de mouche au pue de furoncle a été remplacé par du lait chocolaté UHT Blédina ! Horreur ! Son immense nez à dû lui cacher la vue pendant la lecture de la recette ! C’est donc
du chocolat qu’elle avait fabriqué, d’où les rires stupides des enfants, de leurs sourires et des visages ravis des parents.
Pâquédships se suicida en se coupant la trachée à l’aide d’un coupe-ongles.
À la vue du cadavre de la vieille dame et ignorant que ce maléfice raté venait d’elle, les habitants de la région décidèrent d’appeler cette
période « pâque », en l’honneur de cette vieille moche au gros nez et finalement, pas si méchante.
Il y a bien longtemps, bien avant l’existence de la fête de pâque et de ses chocolats, vivait une vilaine et méchante sorcière qui s’appelait
Pâquédships. Elle avait un nez si grand qu’il ferait rougir un acteur de film hard italien. Ce nez immense lui enlevait toute crédibilité en tant que sorcière cruelle, tellement les gens se
moquaient d’elle. Partout où elle sortait elle devenait la risée et l’attraction monstrueuse du coin. Ce qui l’emplissait de plus en plus de haine envers ces gens si normalement
constitués.
« Mon nez semble tellement les intéresser que je devrais peut-être m’en servir pour les violer et déflorer leurs enfants ! » se
disait-elle. Mais elle jugea cette idée trop saugrenue pour une vieille dame, si maléfique soit elle.
Elle décida donc de maudire la période de l’année à laquelle elle venue au monde avec cette horrible protubérance nasale.
« Mieux vaut nasale qu’anal… » Songe-t-elle dans un sourire de dents jaunis par la soupe de testicules de lièvre
frit, plat dont elle raffole.
Le plan était simple mais diablement efficace : elle créa une potion mortelle qu’elle injecterait dans des œufs de lézards afin de les jeter
sur les villes et villages de la région. C’était parfait. Enfin presque. Le jour venu, elle envoya des hordes de chauves-souris s’occuper du largage des œufs remplis du poison nauséabond et
mortel. Tendant l’oreille pour se délecter du cri des habitants et des suffocations de leurs enfants, une toute autre mélodie arriva : des cris oui, mais des cris de joie, des rires…
« DES RIRES !!! C’est impossible ! Ils devraient être en train de se tordre de douleurs dans leur vomi, d’hurler la bave aux lèvres
devant leurs parents hébétés ! » Hurla-t-elle.
C’est en relisant sa recette de poison immonde qu’elle comprit. Elle s’était trompée dans la recette ! D’un seul et bête ingrédient : le
lait de mouche au pue de furoncle a été remplacé par du lait chocolaté UHT Blédina ! Horreur ! Son immense nez à dû lui cacher la vue pendant la lecture de la recette ! C’est donc
du chocolat qu’elle avait fabriqué, d’où les rires stupides des enfants, de leurs sourires et des visages ravis des parents.
Pâquédships se suicida en se coupant la trachée à l’aide d’un coupe-ongles.
À la vue du cadavre de la vieille dame et ignorant que ce maléfice raté venait d’elle, les habitants de la région décidèrent d’appeler
cette période « pâque », en l’honneur de cette vieille moche au gros nez et finalement, pas si méchante."
Et l'histoire qui s'est vraiment démarquée par sa longueur, son originalité et les frissons qu'ils procurent sont de Verrik "Saedroth"
Kurr et la voici présentement :
"Chère (oui, en t'observant depuis ta fenêtre, je sais que le -e final féminin est de rigueur) organisatrice, chère pourvoyeuse de délicieuses
friandises, chère amie,
Je suis bien content que tu sois venue me demander de partager un peu mes histoires, il fait noir tôt ici et ce n'est pas tout les jours que j'ai
une auto-stoppeuse bien juteuse pour me faire les dents. Alors je m'ennuie.
Tu veux que je te parles de Pâques, hein? C'est une belle fête. Je l'aime bien, malgré toutes les bêtises que racontent les gens de la surface à son
sujet. Quelques religions et chocolatiers ont bien tenté de se l'approprier, et ce faisant elles l'ont quelque peu dénaturée en racontant plein de bêtises dessus. Notamment ce stupide défaut de
prononciation, datant je suppose de la fin du moyen âge, et qui fait que ces benêts parlent des oeufs de Pâques.
On dit les Yeux de Pâques.
Vois-tu, chère amie, les yeux sont un met absolument déclicieux: c'est rond, un peu collant, gélatineux, tu en enfournes un entier dans ta bouche,
tu le cales entre tes dents du fond, tu serres un peu les machoires et... clac! ça t'inonde la bouche de délicieuse humeur vitrée.
Rien que pour les cueillir, c'est amusant. Au debut, il y a des siècles de celà, on enlevait les enfants, parce que leurs yeux sont un peu plus
petits. Le tout, c'était d'avoir un ami pour te tenir ta proie pendant que tu l'énucléais. Tout une technique: tu maintiens la paupière grande ouverte avec la main gauche et tu glisses les
griffes du pouce, de l'index et du majeur derrière l'oeil, en faisant bien attention à ne pas le crever. Et tu tires un coup sec pour arracher le nerf optique. Et tu dégustes ton oeil, tout
souriant, en tenant la proie pour que celui qui te l'a tenue puisse prendre le deuxième.
Et oui, Pâques, c'est la fête de la fraternité.
Les siècles ont passé, les techniques ont évolué. Aujourd'hui, plutot que d'enlever des petits chenapans en surgissant d'un coin sombre de sa
chambre (je préfère les placards aux dessous de lit, je trouve que sortir en rampant de sous un lit manque de classe), nous avons suggéré cette tradition à nos amis les gens de la surface: la
chasse aux oeufs.
Enfin, pour nous, c'est la chasse aux Yeux, hein, mais bon, je suppose que l'erreur de prononciation est entrée dans l'usage courant,
maintenant.
Au début, c'était notre idée: cacher des friandises dans les sous bois, et attendre qu'un petit chérubin joufflu les trouve. Aussitot, il court
chercher tout ses amis, ses frères, ses soeurs et ses cousins, et nous n'avons plus qu'à attendre, frottant nos mains et claquant des machoires, le moment propice pour saisir un marmot isolé et
le trainer dans un trou sous une souche.
Je te sens scandalisée, chère lectrice et je sais ce que tu es en train de te dire: "Quoi, un enfant entier juste pour les yeux? Mais c'est un
horrible gaspillage!".
N'ai crainte, nous sommes un peuple économe, après tout, si on gaspillait les enfants, on en enlèverait tellement que vous autres les gens de la
surface, vous ne pourriez plus vous reproduire et finiriez par disparaitre. Ça serait une tragédie pour nous. Non, au lieu de ça, en plus des yeux de Pâques pour le dessert, on mange le petit
agneau pascal. Oh, allez, je suis sur que tu as déjà entendu un adulte dire "un petit agneau" pour désigner un enfant. La comparaison me parait parfaitement adaptée, la viande des deux est si
tendre que ça fond sous la griffe. Et ça fait un peu le même bruit quand on l'égorge, d'ailleurs.
Voilà, chère amie, l'origine de la tradition des Yeux de Pâques et pourquoi il est de coutume de cacher des friandises près des maisons, puis de
plus en plus près de l'orée des bois et enfin dans les sous bois obscurs, hors de portée de papa et maman, près des sombres terriers béants comme des bouches avides auprès d'arbres noueux et
desséchés. J'espère avoir contribué de façon plaisante à ta culture générale et qui sait, avec un peu de chance je remporterais les friandises (j'adore le chocolat, pas autant que les yeux
d'enfant mais presque).
Oh, une dernière chose: si par une nuit d'orage, le temps d'un éclair tu crois voir un visage livide et émacié t'observer à travers un carreau avec
des yeux sombres comme des puits et un rictus affamé plein de dents jaunes et de travers, surtout ne panique pas. Idem si tu te réveilles au beau milieu de la nuit parce que tu as l'impression
d'être observée, ou que tu as senti une main moite et froide aux longues griffes ébréchées caresser ta joue. N'ai pas peur, ce n'est que moi, j'aime bien te regarder quand tu dors, c'est un
spectacle dont je ne me lasse pas.
Allez, à tout à l'heure, quand tu dormiras.
Affectueusement,
Saedroth,
digne citoyen des gens de sous la surface (ou goule, ou quel que soit le nom que tu leur donne)"